Moun, sur son blog Inspirations poétiques, propose un nouveau jeu
d'écriture: le Tautogramme. Il s'agit d'écrire quelques vers dont les mots commencent par la même lettre.
Après moult difficultés, voici le texte que je propose dans le cadre de l'exercice:
Le condamné
Ce crime consommé
Celui-là chemine
Col courbé
Il inspire ignominie
Tant tout transpire
Méchantes manières
Avec l'aube l'angoisse
amène
Ses salines suées
(la) Camarde contemple
Celui-là cheminant
Bras ballants bouche bée
Bientôt
Celui-là chutera
(le) Col coupé
Triste trépas...
Ces quelques vers ont une histoire.
Dans une chambre d'hôpital, j'avais rassemblé quelques livres, quelques poèmes, un peu de
rêve dans un univers aseptisé. Sur la tablette de la fenêtre, j'avais disposé, en guise de fleurs, des bouquets de mots: auteurs célèbres, création personnelle... Parmi les auteurs,
j'avais choisi un poème racontant l'aube où le condamné chemine vers sa mort, ce long couloir où résonnent ses pas, le col de la chemise défait, il était cinq heures et l'aube était blanche...
L'auteur décrivait cela avec de la compassion, une finesse des mots, un sens du rythme qui donnait à voir, à sentir l'atmosphère de ces quelques minutes précédant l'exécution.
S'agissait-il de Louis Aragon? De Jacques Prévert?...
Je ne sais. Depuis ce jour, je recherche ce poème qui m'avait tant émue. Je ne l'ai pas encore trouvé.....
par Onatha
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Sur le blog de Moun, Inspirations
Poétiques, fleurissent les jeux d'écriture. L'inspiration aidant, je me tâte au Cadavre exquis.
La consigne est la suivante: Sur le thème du printemps, écrire quatre vers en incluant deux mots proposés par le dernier écrivant.
Sur
les aiguilles d'une pendule le temps
écoute dans la cheminée en son creux noir
belle chanson des salamandres grisollant
Vogue sur mes yeux clos la fatigue d'un soir
par Onatha
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Agathe nous emmène sur la Route de la Soie. D'escale en escale, elle nous invite en des lieux mythiques
qu'elle nous dépeint de ses photos merveilleuses, de ses mots murmurant doux.
Samarkand se dévoile et son mystère me saisit l'âme... Dans ma mémoire, émerge une légende : Ce soir à Samarkand.
Salomon dînait avec son vizir en son beau palais de Jérusalem. Vint à passer un inconnu au teint très blanc. Il s'arrêta, regarda
fixement le ministre, puis disparut aussi mystérieusement qu'il était entré.
- Seigneur, demanda le vizir, quel est cet étranger qui m'a dévisagé de façon si inquiétante?
- C'est l'ange de la mort, répondit le roi sans ménagement.
- Seigneur, il a semblé me désigner. Je t'en supplie, toi qui commandes aux éléments, ordonne au vent de m'emporter hors d'ici, le plus loin possible... aux extrémités du monde connu. Qu'il
m'enlève en un lieu où l'ange de la mort ne me trouve pas! Par exemple à Samarkand.
Le roi, qui disposait de grands pouvoirs magiques, exauça aussitôt le désir du ministre.
Le soir même, l'ange au teint très blanc apparut dans la chambre du roi qui venait de renvoyer ses domestiques.
- Pourquoi, lui demanda Salomon, regardais-tu avec tant d'insistance le haut personnage qui dînait à ma table?
- J'étais fort surpris de le voir auprès de toi à Jérusalem, car j'avais reçu l'ordre d'aller chercher son âme ce soir à Samarkand.
Parfois, le hasard nous conduit sur des chemins bien étranges. Nous pensons quitter un lieu mais c'est un leurre. Nous ne partons que pour mieux y revenir.
par Onatha
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