J'ai retrouvé la version complète de l'écriture automatique, dans laquelle figure : Ô Eurydice! Ne te retourne pas. L'envie est trop forte de partager avec vous le fruit de cet exercice...
Juste un instant, un rêve bleu, une joie émeraude, sous la liane de tes cheveux sombres, accroche une étoile - mon phare - à la robe légère de la muse. Ô
Eurydice ! Ne te retourne pas
Non-sens de la saie
Ô! Pourquoi? Ne vois-tu pas que je souffre - sur l'autel des Erinyes - je souffle mes derniers mots, mes presque rires, mon dédain en noires
hosties. Le ciel -obèle- scrute les orgues d'un œil comptable. Le temps se grignote en quenottes nappées de vanille
Clichés de mes infirmes visions, vicissitudes
Claque-moi ça au mur de mes étranges, ce labeur
La crème chante au fond de l'ennui - qui fond - neige découpée en tranches miellées. La femme soupire ses morts suspectes, l'œil rond sous les
lumières bleues clignote, la bouche entrouverte grise une langue de blé. Déméter jubile en vagues dorées.
La femme cadavre se repose au milieu des nez agités, les cartons bruns palpent les mains trouées d'arabesques. Qu'importe ! dit la mort,
jouons. Les experts agréent sous les hauts hurlés
Méditation
Le lama rouge se lève. Ses mots incisifs disent la bouche qui suinte un malaise. L'impalpable aux portes de l'ouvert est le cauchemar des mots
salés, tempétueux. La boucle d'or scintille sa coronelle dans le lobe qui écoute. Glissement des anges - déchus - ils portent la lumière
Je bée
mon incompréhension
Image de Magritte
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